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Sauvez l'aspect «Montréal» de la Gazette

Les employés de la Montreal Gazette luttent pour préserver un quotidien de langue anglaise dynamique, produit à Montréal pour servir les Montréalaises et les Montréalais.

Button: sign petitionLe propriétaire de la Gazette, l’entreprise CanWest Global Corporation basée à Winnipeg, déplace de plus en plus d’opérations de rédaction et de services à la clientèle à l’extérieur du Québec, en contravention avec les conventions collectives des employés. Et maintenant, au cours des négociations en vue de renouveler les conventions collectives, CanWest exige de retirer les clauses qui l’empêchent d’exporter le travail qui reste à l’extérieur du Québec, de façon à faciliter des mises à pied à Montréal.

Ces manœuvres menacent de diminuer la diversité des voix au Canada, de réduire la participation locale et de mettre en veilleuse le rôle vital de la Gazette pour communiquer les nouvelles locales et refléter les valeurs, les enjeux et la culture des Montréalais. La Gazette est depuis 1778 une fière institution de Montréal, et ses lecteurs méritent mieux que les projets de CanWest en vue de la réduire, de la centraliser et d’en impartir les services afin de maximiser ses profits.

Bien que la Gazette soit gérée par CanWest, c’est le public qui va décider s’il est disposé à tolérer un quotidien «local» produit ailleurs. Les employés de la Gazette font appel à la collectivité de Montréal pour dire à CanWest de conserver l’expression «Montréal» dans Montreal Gazette.

 

Impartir son service à la clientèle est «mortel» pour une entreprise

L’entrepreneur canadien bien connu Leonard Lee, fondateur et propriétaire de Lee Valley Tools, au cours d’une entrevue avec Gordon Pitts du Globe and Mail:

Pourquoi se soucier de la façon dont l’entreprise est menée aujourd’hui?

«Je trouve extrêmement fascinant de voir aujourd’hui des entreprises canadiennes et américaines donner en sous-traitance leur service à la clientèle. Aussi bien vous pointer un fusil vers la tête et tirer sur la gâchette.»

Pourquoi?

«Parce que [les travailleurs d’un centre d’appels] ne connaissent ni votre entreprise ni sa culture. Lorsque vous donnez votre service à la clientèle à des sous-traiteurs, vous perdez le lien avec votre client et éventuellement, vous connaîtrez une mort économique horrible.»

Mais vous n’êtes qu’une entreprise de 100 millions $ et il existe des entreprises de plusieurs milliards $ qui croient devoir se tourner vers l’extérieur.

«Oui, et ils risquent de tomber de plus haut. Ça va arriver. C’est là que la concurrence entre en jeu – vos concurrents vont fournir le service…»

Couverture
Gazette labour dispute spills onto campus
2008-10-23 Concordia Journal
CanWest recruits scabs to plug Gazette
2008-10-16 McGillDaily.com
En photo - La pression monte
2008-10-15 LeDevoir.com


 

Le octobre 21, 2008

Nouvelles des négociations

Votre comité de négociation désire clarifier certains renseignements contenus dans un courriel envoyé aujourd’hui par l’éditeur.

Les pourparlers ne sont pas interrompus. Nous sommes dans une impasse et nous étudions nos options.

À nos yeux, le message de l’éditeur constitue une tentative de diviser nos rangs en suggérant que la direction s’apprête à conclure une entente avec Publicité. En fait, Publicité, Rédaction et VSL négocient ensemble, possèdent des enjeux communs, et demeurent unis dans notre lutte pour obtenir des conventions justes.

Nos négociateurs de l’unité de Publicité étudient une lettre proposant des clauses en vue de clarifier certaines questions de juridiction en matière de publicité, mais attendent toujours une réponse de la compagnie au niveau de nos propositions monétaires.

Au cours des négociations de lundi, la compagnie a sollicité un ajournement précoce, en promettant à la Guilde qu’elle présenterait aux unités Rédaction et VSL une « offre de règlement » susceptible de résoudre notre litige actuel au niveau des exigences de la compagnie d’éliminer notre clause de juridiction.

Ce matin, M. Tremblay a déposé une offre qui, tout comme les versions précédentes, aurait pour effet d’éliminer notre clause de juridiction et de permettre à la compagnie d’impartir des emplois à l’extérieur du Québec. Il a aussi clairement précisé que la compagnie a l’intention de réaliser des mises à pied à l’aide de ce nouveau texte.

Avant que nous quittions la pièce, M. Tremblay a énoncé la position de la compagnie au sujet de la juridiction: «Quant à moi, c’est ça. C’est terminé.» Il a répété plusieurs fois qu’il n’y avait rien d’autre à discuter.

Nous ne considérons pas que le dépôt répété d’une même proposition inacceptable constitue une offre de règlement. M. Tremblay ne négocie pas. Il tente d’imposer la volonté de la compagnie.

Nous sommes disposés à retourner à la table de négociation lorsque l’employeur sera prêt à proposer une véritable «offre de règlement». D’ici là, nous planifions notre prochaine démarche.

Votre comité de négociation

 
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