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2011-05-04
Un plan d’équité salariale de 2,5 millions de dollars
a été approuvé pour les employés de The Gazette
Après une décennie de tergiversations, de pourvois en appel et d’heures innombrables investies par le comité composé de membres des employés et de l’employeur, l’équité salariale est finalement arrivée à The Gazette. Les rappels de salaires ainsi que les pénalités qui seront à payer aux employés se montent à 2,5 millions de dollars.
« Nous sommes heureux que cette procédure soit enfin terminée et que la parité salariale ait été établie, » déclare Mona Leroux, présidente de la Guilde des employés de journaux de Montréal, et qui a fait partie du comité en qualité de représentante des employés. « Je réalise que les résultats ne plairont pas à tous, mais le comité a travaillé diligemment pour parvenir à ce plan d’équité salariale. »
Ce plan a récemment reçu l’approbation de la Commission de l’équité salariale du Québec.
David Wilson, délégué du personnel de SCA Canada qui s’est impliqué dans le dossier de la parité salariale à Montréal depuis le début en janvier 2000, dit que les employés qui étaient « largement sous-payés » seraient maintenant rémunérés à leur juste titre, certains jusqu’à concurrence de 50 000 dollars.
Les emplois de bureau étaient la source de certaines des différences les plus flagrantes, déclare M. Wilson. Les augmentations vont de un à vingt pour cent et elles sont rétroactives au 21 novembre 2001, échéance d’origine à laquelle The Gazette devait se conformer à la législation provinciale.
D’après M. Wilson, il faudra un peu de temps avant de pouvoir retracer tous ceux qui ont droit à recevoir des arriérés. Il cite l’exemple de la centrale téléphonique des Ventes et services aux lecteurs (fermée en 2008) dans laquelle bien des gens entrèrent et partirent pendant plus de sept ans.
Les augmentations de salaires ne touchent pas que les femmes. M. Wilson a précisé que certains hommes qui travaillent dans des services à majorité féminine tel que le Service de comptabilité, recevront une augmentation.
Depuis le début, le comité a évalué soixante-treize emplois et a dû élaborer un système de classement qui serait accepté par la commission. Ces séances s’enlisèrent en 2003, lorsque The Gazette « érigea des barrières » en logeant des plaintes avec la commission et en ayant recours à des de pourvois en appel, déclare M. Wilson.
De nombreuses entreprises mirent ces procédures en attente en 2006, alors que l’on pensait que la législation serait révisée. « Beaucoup d’employeurs espéraient que la législation serait profondément modifiée ou éliminée », dit M. Wilson. Cela ne fut pas le cas.
À The Gazette, le comité redémarra le procédé au mois d’août dernier, et il a été conclu il y a deux semaines, déclare M. Wilson. La commission avait conclu que le système de classement qu’ils avaient élaboré était défectueux, et elle envoya ensuite un employé pour travailler avec le comité afin de modifier le plan à sa satisfaction.
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